| « L’orientation est devenue une démarche de construction des personnes s’inscrivant dans un projet de société pour lequel solidarité et performance doivent être conciliables. »
« En 1986, l’Etat décidait d’expérimenter les centres de bilans et le bilan de compétences. Depuis, plus d’une centaine de CIBC ont été créés, portant l’histoire du bilan de compétences et de ses évolutions.
Du droit au bilan de compétences à l’orientation tout au long de la vie et au conseil en validation des acquis de l’expérience, le réseau des CIBC s’est développé, renforçant les compétences individuelles et collectives des équipes, ancrant ses pratiques au plus près des hommes et des territoires.
Les mutations techniques, économiques et sociales sont la source et le contexte de ce parcours. Ainsi, au carrefour de l’orientation professionnelle et de la reconnaissance sociale et institutionnelle des expériences, le bilan de compétences est devenu, en France et en Europe, la représentation emblématique de l’orientation tout au long de la vie.
En même temps que la notion de trajectoire professionnelle remplace la vision figée de l’adéquation au poste de travail, ce dernier n’étant plus une constante, il est nécessaire de généraliser des approches plus dynamiques de gestion des carrières, dans lesquelles l’individu joue un rôle premier.
En ce sens, les CIBC ont été porteurs d’une mise en mouvement de l’orientation. Au-delà de l’image statique du mot « bilan », ils ont démontré l’importance du caractère dynamique de la prise en compte des compétences et des motivations.
A la déontologie initiale s’est ajouté le pragmatisme des méthodologies et des conseils.
Mais opérationnalité et réactivité ne veulent pas dire précarité des réponses.
L’adéquationnisme fait encore partie de ces illusions qui réconfortent. Nous devons permettre aux organisations qui participent à la définition et la mise en œuvre des parcours professionnels et de formation d’avoir une approche plus réaliste : celle-ci ne peut se limiter aux réponse partielles du court terme. Que ce soit au niveau des individus ou de la collectivité, les dispositifs et les actions doivent aussi démontrer leur pertinence sur le moyen et long terme. Ainsi déontologie et pragmatisme sont les deux lignes de force du réseau des CIBC.
Aux mutations du monde du travail s’ajoutent aujourd’hui les évolutions démographiques. Dans ce contexte, l’orientation des personnes s’actualise effectivement tout au long de leur vie professionnelle, offrant à la fois une grille de lecture permettant de mieux comprendre sa situation et une cartographie mettant en évidence les itinéraires possibles.
Ne nous méprenons pas. A l’instar des débats qui ont animé les spécialistes, les enjeux ne se limitent plus aujourd’hui à un aspect ou psychologique ou sociologique ou économique : ils sont globaux.
L’orientation est devenue une démarche de construction des personnes s’inscrivant dans un projet de société pour lequel solidarité et performance doivent être conciliables.
Ces questions ont naturellement amené d’autres acteurs, au sein de l’interinstitutionnalité des CIBC, à apporter leur analyse, leur vision et leurs préconisations. Partenaires sociaux, Représentants des branches et des chambres consulaires pilotent désormais l’histoire des CIBC.
Dans leur engagement pour l’innovation, la qualité, la territorialité, les CIBC s’affirment comme le réseau de l’orientation tout au long de la vie, au service des hommes, des organisations et des entreprises. »
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